Chirurgie bariatrique

La relation entre le corps est l’esprit est indéniable. Lorsque nous faisons mal à notre corps, notre cerveau l’interprète et le traduit en émotions. Il en est de même inversement, même si parfois le lien est plus difficile à faire. Lorsque le poids s’installe chez une personne, il est chargé d’histoire. Chaque kilos raconte un vécus, une blessure, une douleurs, une barrière ou encore une défense. Quand arrivé un certains moments, cette carapace prend trop de place, le patient peut ne plus savoir ou réussir à s’en débarrasser. Le travail psychologique entamé peut aider la personne à pardonner le passé, pour avancer dans le présent et le futur. Mais ce poids reste là, malgré tous les efforts produits. La chirurgie bariatrique peut ainsi être l’occasion de laisser un peu plus de place à cet esprit qui a longtemps été mis de coté. De donner au corps un nouveau départ, une sorte de RESET.

L’évaluation psychologique est aujourd’hui obligatoire avant toute intervention. Elle permet d’écarter la présence de troubles pouvant entraver le bon déroulement de l’opération ou le post-opératoire, mais également de faire émerger les différentes motivations liées à sa réalisation.

Cet entretien psychologique vise à rendre compte de l’historique du poids, en lien avec les événements de vie, de travailler sur la présence éventuelle de troubles du comportement alimentaire, d’addictions, de lister les différentes motivations, les objections, les projets, et de questionner sur le soutien social extérieur afin de s’assurer que la personne soit accompagnée de la meilleure des manières.

Les bénéfices de la chirurgie bariatrique sont une hausse de l’estime de soi, une baisse de la nervosité, de l’agressivité, une réduction des affects anxio-dépressifs, une amélioration de l’image de soi, une amélioration des relations sociales et une amélioration du comportement alimentaire.

Les difficultés quant à elles sont un risque accru de dépression ou de troubles anxieux ou de risques suicidaires. Des troubles de l’image corporelle: dépersonnalisation, impression de ne pas de voir changer, sentiment d’échec…

Le suivi psychologique post-opératoire n’est pas obligatoire mais reste fortement conseillé afin d’éviter ces dernières difficultés.

Psychothérapie analytique

La psychothérapie est une démarche qui vise, par une approche psychologique, le traitement des symptômes et le développement personnel.

La psychothérapie analytique diffère par plusieurs points à la psychanalyse. Elle permet au patient de comprendre les origines du mal-être, de l’angoisse ressentis dans certaines situations et des les vaincre. C’est un temps, un espace, qui n’appartient qu’à soi et qui permet de se libérer de sa souffrance. 
Ainsi, la cure est moins longue qu’en analyse et se termine quand le patient a acquis une meilleure maîtrise de lui-même.
Également, elle quitte le divan pour un entretien verbal en face à face favorisant ainsi le dialogue en mettant en place des stratégies de libre association; c’est-à-dire que le patient exprime tout ce qu’il a en tête sans retenue.

Le rôle du thérapeute quant à lui est alors de reformuler, de rendre au patient ce qu’il vient de dire, mais avec de la distance et parfois aussi une interprétation.
Un des éléments essentiels d’une thérapie analytique, est la relation très riche qui se noue entre le patient et son thérapeute: cela s’appelle le transfert. 

Le champs analytique peut apporter des réponses, et ouvrir des perspectives nouvelles en cas de souffrance intérieure, de sensations d’enfermement, et de mal-être diffus. Sans être une solution à toutes les difficultés, la thérapie d’inspiration analytique permet de progresser dans l’exploration de sa psyché et la connaissance de soi.
De la famille des thérapies de durée moyenne, cette pratique est également indiquée en cas de conflits psychiques ponctuels ou de difficultés relationnelles chroniques (conjugales ou professionnelles).

Cependant, il ne faut pas attendre un soulagement immédiat: c’est un travail long, qui demande un investissement personnel fort, de la disponibilité et donc de la patience.

Les troubles du comportement alimentaire

La prévalence des troubles du comportement alimentaire est en augmentation, notamment dans les pays industrialisés: touchant plus particulièrement les jeunes adultes, dans la population des 12-25 ans, elle se situe autour de 0,5 à 1% pour l’anorexie mentale et entre 1,8 et 2% pour la boulimie et l’hyperphagie. Cependant, du fait d’un déni important de ces troubles, ces chiffres restent approximatifs, en particulier dans l’anorexie.

La pratique de régimes restrictifs considérés comme étant un facteur de risque dans le développement de ces troubles, est également largement répandue dans la population occidentale: selon des études, 30 à 77% des adolescentes auraient déjà fait un régime. La plupart de ces régimes évoluent spontanément de manière favorable par un retour à une alimentation normale. Cependant, un certain nombre de ces adolescentes développent, souvent au décours de leur régime, un trouble du comportement alimentaire.

Les troubles du comportement alimentaire sont répertoriés dans le DSM-V dans la catégorie « troubles des conduites alimentaires et de l’ingestion d’aliments » avec pour intitulés l’anorexie mentale de type « restrictive » ou « hyperphagique et purative », la boulimie et les accès hyperphagiques.

Je détaillerai plus tard chaque trouble du comportement alimentaire. D’ici là, si vous pensez être atteint par un trouble du comportement alimentaire, n’hésitez pas à me contacter et nous pourrons en parler ensemble.

Margot Verlhac

Bibliographie: Shankland, R. (2016). Les troubles du comportement alimentaire. Paris: Dunod.

L’orthorexie

« On articule ses fonctions corporelles à des machines pour lutter contre l’ennui ou accroître l’exercice du contrôle sur soi. »

Le Breton, 1999

La morbidité d’un phénomène qui culturellement est valorisé: « Consommer plus de la moitié de sa nourriture sous forme végétale pour éviter le cancer colorectal »; « Manger des fruits et des légumes de toutes les couleurs réduit le stress oxydatif responsable de près de 100 maladies »; « Éviter les produits transformés par l’industrie agroalimentaire car ils favorisent le diabète, l’obésité… »; « Les régimes pauvres en glucides sont ceux qui marchent le mieux et le plus rapidement »; « Supprimer les sucres simples rapides réduit les risques de cancers du sein » […] Autant de phrases auxquelles nous sommes confrontés tous les jours.

Le DSM-V fait état de différents troubles de l’alimentation tels que l’anorexie mentale, la boulimie ou l’hyperphagie qui sont des préoccupations importantes quant à la quantité de nourriture ingérée et l’importances accordée à l’apparence du corps. Des spécialistes dans le domaine mentionnent l’apparition d’un nouveau trouble de l’alimentation: l’orthorexie. Ce dernier désigne des individus dont l’attention est considérée comme excessivement centrée sur la qualité de la nourriture (biologique, végétarienne, sans gluten…). Le reste de l’alimentation, qu’ils ne se donnent pas le « droit » de consommer, sans raisons médicales, est considérée comme malsaine (Shankland, 2016).
« Trop souvent, j’ai constaté que la recherche d’un traitement curatif par le régime devenait une maladie plus grave que le problème initial » nous cite Steven Bratman (2010) qui est à l’origine du nom « orthorexie ». Il y a toujours eu des recommandations concernant l’alimentation, mais ces dernières années, cette obsession est devenue hors de contrôle: chez de plus en plus de sujets, cela semble être devenu une caractéristique d’un trouble alimentaire comme l’anorexie mentale ou la boulimie (Bratman, 2010).
Dans le même temps, depuis quelques années, nous sommes face à l’émergence d’un nouveau média: les réseaux sociaux. Ces derniers sont devenus un moyen de divulgation d’une image du corps « idéale » et de nombreux régimes ou modes alimentaires considérées comme « saines ».

L’image de notre corps pose question depuis très longtemps. De nombreux philosophes comme Platon ou Darwin les étudiaient déjà à leur époque. Cependant, les diverses formes de questionnement de sa propre apparence ont évolué avec le temps et les influences sociales. Nous avons subit d’importants changements dans les rapports à notre alimentation depuis les années 1950 qui contribuent à sortir de l’acte alimentaire comme allant de soi et à augmenter la « réflexivité alimentaire ». Qu’il s’agisse de notre culture, de notre nature ou des représentations que nous avons de ces dernières, notre manière de nous alimenter est soumise à différents paramètres. Dunoux (2014) mets l’accent sur nos choix alimentaires face à des dangers réels ou imaginés: « Se fondent-ils sur des évidences possibles ou des preuves avérées ? Des analogies ou des démonstrations ? Généralise-t-il à partir d’un cas ou d’un ensemble ? Fait-il référence aux résultats scientifiques ou à ses propres croyances ? Son raisonnement tend-il vers l’universel ou le particulier ? » (Dunoux, 2014)

Certaines influences alimentaires, omniprésentes dans les divers médias, peuvent entraîner à des cheminements constants quand à l’importance de contrôler son alimentation pour être en bonne santé, inscrivant ainsi possiblement le trouble orthorexique dans une problématique sociétale. On note en effet une suspicion quant aux produits (composition, traçabilité, origine…) mais aussi le soucis croissant de soi, à travers une obsession de l’hygiène alimentaire, et cela renvoie à l’urgence de s’interroger sur les valeurs que promeuvent indirectement les politiques nutritionnelles (Dunoux, 2014).

« Chacun d’entre nous est influencé dans ses habitudes alimentaires par son environnement […] La plupart d’entre nous n’ont pas conscience de toutes ces influences » (Wansink, 2009). Ces influences alimentaires, bien qu’inhérentes à tout un chacun, incitent certaines personnes à modifier leurs comportements et à y répondre favorablement ou plutôt excessivement.

« […] une discipline stricte, fût-ce au nom d’une meilleure santé, pour quelqu’un qui fondamentalement, est déjà en bonne santé, n’est pas du tout sain en réalité. En fait, cela pourrait même déclencher une maladie. »

MacGregor, 2018

Margot Verlhac

Programme pour une meilleure estime de soi

Cet article est simplement une petite liste, un programme que nous a offert Christophe André dans son livre « Imparfaits, libres et heureux ; Pratiques de l’estime de soi. »

Je vous partage cette liste, vous pouvez la recopier pour y revenir de tant en temps. Et si vous souhaitez aller plus loin dans ce travail je serais ravie de pouvoir vous y accompagner.

« L’estime de soi, c’est se montrer capable de:

  • Dire ce que je pense.
  • Faire ce que je veux.
  • Insister quand je me heurte à une difficulté.
  • Ne pas avoir honte de renoncer.
  • Ne pas me faire avoir par la pub ou les modes, qui veulent me faire croire qu’on n’est quelqu’un de bien que si on porte telle marque ou si on pense de telle façon.
  • Rire de bon coeur si on me chambre gentiment.
  • Savoir que je peux survivre à mes échecs.
  • Oser dire « non » ou « stop ».
  • Oser dire « je ne sais pas ».
  • Suivre mon chemin, même si j’y suis seul(e).
  • Me donner le droit d’être heureux(se).
  • Me sentir digne d’être aimé(e).
  • Supporter de ne plus être aimé(e), même si çà me rend malheureux(se) sur le moment.
  • Me sentir tranquille avec moi-même.
  • Dire « j’ai peur » ou « je suis malheureux(se) » sans me sentir rabaissé(e).
  • Aimer les autres sans les surveiller ou les étouffer.
  • Faire de mon mieux pour réussir ce que je veux réussir mais sans me mettre la pression.
  • Me donner le droit de décevoir ou de rater.
  • Demander de l’aide sans me sentir pour autant inférieur(e).
  • Ne pas me rabaisser ni me faire du mal lorsque je ne suis pas content(e) de moi.
  • Ne pas me sentir envieux(se) de la réussite ou du bonheur des autres.
  • Savoir que je peux survivre à mes malheurs.
  • Me donner le droit de changer d’avis après réflexion.
  • Faire preuve d’humour sur moi-même.
  • Dire ce que j’ai à dire, même si j’ai le trac.
  • Tirer des leçons de mes erreurs.
  • Me mettre en maillot de bain même si mon corps n’est pas parfait.
  • Me sentir en règle avec les blessures de mon passé.
  • Ne pas avoir peur de l’avenir.
  • Trouver que je suis quelqu’un de bien, avec ses qualités, ses défauts.
  • Sentir que je progresse et que je tire des leçons de la vie.
  • M’accepter tel(le) que je suis aujourd’hui sans renoncer pour autant à changer demain.
  • Et enfin, arriver à penser à autre chose qu’à moi. »

Merci Christophe André.

La bigorexie

Le Centre d’Étude et de Recherche en Psychopathologie de Toulouse et les universités de Toulouse et Bordeaux ont posé une définition de la bigorexie telle que suit: « Un besoin irrépressible et compulsif de pratiquer régulièrement et intensivement une ou plusieurs activités physiques et sportives en vue d’obtenir des gratifications immédiates et ce malgré des conséquences négatives à long terme sur la santé physique, psychologique et sociale. »

« Pour certains sportifs, la répétition d’entraînements, l’accoutumance du corps au mouvement, la ritualisation et la répétition obsessionnelle de gestuelles, peuvent prendre une dimension compulsive, voir addictive. »

Abadi

Le sport est généralement pratiqué comme un loisir, un plaisir, une découverte, un épanouissement ou pour faire de la compétition. Au-delà de çà, beaucoup le considère comme un exécutoire des tensions de la vie quotidienne.
Mais le sport, ce n’est pas toujours çà, ce peut aussi être un temps de souffrance, de fragilisation et de dépassement de soi.

Socialement, le sport est bien vu. On ne manque pas d’en venter ses bienfaits et les croyances relatives à la santé et à l’hygiène sont bien connues. La pratique sportive façonne, modèle le corps ainsi que l’image sociale ou intime du pratiquant. Le corps sportif est, et se doit d’être esthétique, courageux et fort.

Dans le sport il y a souvent la notion de « toujours plus »: l’athlète se doit d’optimiser d’une manière quasi extraordinaire l’ensemble des facteurs constituant la performance, qu’ils soient physiques, techniques, physiologiques, diététique, psychologiques, environnementaux ou autre.

« Dans cette quête de la performance ultime, certains athlètes ralentissent, tombent, s’affaiblissent et finissent par se perdre dans des conduites dont l’esprit pourrait être aisément qualifié de contre-sportif. »

Abadie

Diverses études ont été mené pour comprendre ce qui pousse ces personnes dans leur pratique. Beaucoup de sportifs vivent au travers de leur pratique et ne comprenne pas comment ils en sont arrivés là ni comment s’en sortir. Mais quand le sport commence à envahir les pensées et à diriger toutes les autres facettes de la vie (l’alimentation, le sommeil, la vie sociale…) il devient urgent de se demander ce qui incite de telles conduites. Certains auteurs ont mis en évidence l’existence de tensions psychiques, d’angoisses profondes dont la caractéristique principale serait de submerger l’appareil psychique du sujet. Abadi explique qu’à travers la pratique sportive, les athlètes tentent de mettre à distance, ou d’éviter, l’émergence de frustration, voire d’états traumatiques.

« L’histoire des sportifs fait souvent apparaître une blessure, un manque dans le corps qui a marqué la décision de faire du sport. À partir de ce manque, un fantasme s’est constitué restituant une position de maîtrise du sujet. »

Labridy & al.

Comprendre de tels schémas de pensées permet de libérer l’esprit, et de faire en sorte que toute sa vie ne tourne pas autour d’une pratique sportive. Il n’est pas rare de se retrouver enrôler et de ne pas réussir à sortir de cette situation. De plus, les endorphines produites lors de la pratique procurent un sentiment de bien être qui pousse à rechercher de nouveau cette sensation. Le rôle du psychologue est aussi d’accompagner la personne à lever ces blocages et à s’ouvrir à la vie.

La Thérapie par la marche

Apparue aux États-Unis grâce à Clay Cockrell, psychothérapeute New-Yorkais qui n’arrivait pas à fixer de consultation avec un patient qui « courait » après le temps ; il lui propose alors de marcher avec lui dans les rues de New-York et notamment à Central Park.

Le Shinrin-yoku Japonais:
En 1982, lorsque le ministère Japonais a inventé l’expression Shinrin-yoku et fait la promotion de l’art topiaire en tant que thérapeutique, la marche en forêt a été intégrée au programme national de santé public au Japon. Elle consiste à faire des immersions thérapeutiques en forêt dans le but d’abaisser le rythme cardiaque et la tension artérielle mais aussi de réduire la production d’hormones du stress, stimuler le système immunitaire et améliorer les sentiments globaux de bien-être.

« La marche est le meilleur remède pour l’homme. »

Hippocrate

Marcher en parlant. Parler en marchant. Thérapeute et patient marchent côte à côte le long d’un parcours créé par le thérapeute. Le patient donne le rythme de la marche, pendant que le thérapeute l’écoute, le guide, l’aide à prendre du recul tout en formulant de nouvelles pistes d’action ou de réflexion.

« Marcher, c’est se délivrer de l’urgence, retrouver des sensations oubliées, toucher le sacré. Une fatigue jubilatoire. »

David Le Breton

Les intérêts:

  • Possibilité de passer du « face à face » à un « côte à côte » permet de faciliter les confidences par le côté moins formel qu’en cabinet.
  • Pour certains, il est plus naturel d’être debout en action que de s’asseoir et de parler.
  • La réflexion peut être facilitée par la marche apportant une meilleure oxygénation du cerveau.

Les bienfaits de la marche:

  • Abandonner provisoirement toutes les contraintes de la vie quotidienne.
  • Se délivrer du stress, de l’urgence, du rendement.
  • Retrouver le temps de vivre, réintégrer son corps, quitter son siège en renouant avec la nature.
  • Retrouver des sensations musculaires oubliées.
  • Être renvoyé à soi-même en profondeur, à ce qui compte dans son existence.
  • Délivrer beaucoup de souffrances.
  • Remettre l’esprit en mouvement et en harmonie avec le corps.
  • Réduire significativement l’anxiété et le stress, et améliorer l’humeur.
  • Atténuer les sentiments négatifs, la rumination mentale: le rythme soutenu d’un pas devant l’autre apaise nos émotions.
  • Aider à avancer face aux difficultés et développer des façons de penser plus créatives et profondes.
  • Nous mettre en mouvement: comme nous avançons physiquement, nous avançons aussi psychiquement.
  • Améliorer notre santé.

Marcher dans la nature:

  • Solliciter tous nos sens: sentir, voir, entendre, toucher, ressentir…
  • Se rendre plus disponible à l’instant présent, se reconnecter à soi.
  • Apaiser les émotions et être en connexion avec soi-même.
  • Activation de la circulation sanguine, développement de la créativité et amélioration des capacités cognitives.
  • Se reconnecter à ses envies et ses besoins profonds, de recharger les batteries.
  • Un cadre de travail ouvert propice à l’échange et au partage privilégiant la détente, la revalorisation personnelle et l’évacuation des soucis du quotidien, tout en favorisant une réflexion active sur la situation amenée en consultation.
  • Changer notre cerveau et stopper les pensées négatives, réduire les réflexions parasites.
  • La résolution de problèmes créatifs peut être drastiquement boostée par le fait de se déconnecter de la technologie et de se reconnecter avec la nature.
  • Réduire la fatigue mentale, apaiser l’esprit, et booster nos pensées créatrices.
  • Diminuer le stress et l’anxiété.
  • Augmenter la confiance en soi et libérer des endorphines.

« Le marcheur abandonne provisoirement toutes les contraintes de la vie quotidienne. Marcher, c’est se délivrer du stress, de l’urgence, du rendement. C’est retrouver le temps de vivre. Le marcheur est ouvert au monde, disponible à ce qui vient. »

David Le Breton

Mes consultations durent entre 1h et 2h, selon votre désir. Ainsi, selon votre choix et votre localisation, le lieu sera définit ensemble parmi les propositions que je pourrais vous faire. La météo ou autre aléas n’entreront en compte dans la réalisation de cette séance qu’en cas de force majeure.
N’hésitez pas à me poser toutes vos questions quant à cette pratique.

MV

Pourquoi consulter un psychologue ?

Depuis que je me suis lancée dans des études de psychologie, lorsqu’il est question de parler de ma profession, je suis souvent confronté à des personnes portant un regard sur ce métier et le lien qu’ils font avec leur propre personne. Des phrases simples comme: « Moi je vais bien, j’ai pas besoin de psy. » « Les psychologues c’est pour les fous. » « C’est pas trop difficile d’écouter le malheur des autres, tu dois en entendre des choses. » ect. Alors pour être claire dés le début, NON il n’est pas nécessaire d’être fou pour consulter un Psychologue, encore moins d’avoir vécu des horreurs, d’être déprimé, de pleurer ou d’être angoissé.

Alors pourquoi consulter un Psychologue ? J’ai élaboré pour vous une petite liste, basée d’une part sur ma vision des choses mais également sur des avis récoltés par le biais des réseaux sociaux et après avoir épluché différents articles sur le net.
– Des questions entêtantes qui demeurent sans réponses.
– Des difficultés dans les relations avec les autres ou le fait de se sentir seul.
– Des comportements que l’on ne comprend pas ou des schémas qui se répètent.
– Le fait d’être stressé.
– Des blocages.
– Le fait de se sentir mal dans sa peau.
– Des troubles physiologiques inexplicables (maux de tête, troubles digestifs, hormonaux…)
– Une envie de mieux se connaître, développer ses potentiels, engager une démarche d’évolution personnelle.
– Prendre du temps pour soi.
– Parler à quelqu’un.
– Lorsque l’on vit une épreuve: maladie grave, deuil, séparation…

Ces symptômes sont autant d’indicateurs du besoin de se comprendre et de consulter un professionnel pour se faire aider. Un travail sur soi ne s’entreprend pas seul. Le tête à tête avec soi-même tourne court car très vite on se heurte à ses propres limites. Le risque sera alors de répercuter sur les autres ses propres échecs pouvant le blesser lui mais également perpétuer dans son propre mal être. Le Psychologue va vous aider à vous poser les bonnes questions.

Le soutien des proches ne suffit pas. Des phrases comme « secoue-toi » ou « ça va passer » peuvent être aussi inopérant qu’irritant. Le psy n’a pas la même écoute qu’un ami, c’est quelqu’un de « neutre » qui est attentif à ce qui est dit mais aussi non-dit, finalement à ce que l’on arrive pas soi-même à exprimer. Le Psychologue va essayer de mettre en lumière ce qui se passe actuellement pour la personne afin de l’aider. Il émet des hypothèses qui seront travaillées ensemble. C’est un échange.

Comment choisir son thérapeute ?
Tout d’abord en fonction de sa spécialité. Au cours de sa formation, le Psychologue se spécialise dans un domaine qui conditionne ensuite son champ d’intervention. Me concernant, j’ai suivi une formation en Psychologie Clinique me permettant ainsi de proposer des psychothérapies. Mes recherches et ma passion pour l’Être humain m’ont ensuite amené à étudier d’autres champs tels que la Naturopathie, l’activité physique ou plus récemment la nutrition, m’orientant ainsi vers une pratique plus Holistique, c’est à dire une prise en charge plus globale de la personne. J’ai d’ailleurs dédié un article à cette forme de thérapie.

De plus, la plupart des Psychologues, par leur formation ou expérience axent leur pratique en fonction d’une population précise. Après avoir travaillé avec différentes population, ma pratique est aujourd’hui destinée aux adolescents et adultes. Je ne prend donc pas en consultation les enfants (avant 12 ans) car même si en étant Psychologue, nous avons une formation suffisamment polyvalente pour suivre et orienter la personne qui consulte, quel que soit le trouble dont elle souffre, de nombreux Psychologues sont spécialises dans les enfants et pourront ainsi être plus à même de répondre à vos interrogations.

J’espère que cet article vous aura éclairé quant à la fonction du Psychologue et pourquoi le consulter. Également sur ma manière de voir les choses et de fonctionner. Quoi qu’il en soit, je pense qu’en cas de doute la meilleure chose à faire est de prendre contact avec le Thérapeute, de lui exposer ce pourquoi vous auriez besoin d’aide et celui-ci sera le plus à même de vous dire si cela relève de sa spécialité, ou non.

Prenez soin de vous,
Margot

Sport et dépression

La dépression se définit par une humeur triste persistante et une perte d’intérêt pour des activités généralement plaisantes, souvent accompagnée de périodes d’insomnies, de fatigue, d’un manque de concentration et d’une faible estime de soi. Cette dernière peut être traitée par la prise d’antidépresseurs. Cependant, ces médicaments ayant de nombreux effets secondaires, certains patients se tournent donc vers d’autres thérapies comme l’activités physique.

Comment expliquer alors que la mise en mouvement pourrait avoir un effet thérapeutique chez les sujets déprimés ? Le mouvement est instinctif, c’est à dire qu’il est inscrit dans la profondeur de notre ADN. Pour aller plus loin, nous pourrions dire que le mouvement c’est la vie et que lorsque ce dernier cesse, la vie s’arrête.

L’activité physique se caractérise par tous les mouvements produits par les muscles. Des psychologues et cliniciens en étudient son intérêt comme traitement alternatif de la dépression depuis plus de trente ans. Ainsi, plusieurs métaanalyses permettent de mettre en évidence une absence d’effet de l’activité physique quand il s’agit de l’unique thérapie, mais la majorité s’accorde à dire que l’ajouter à une prise en charge classique en augmente les bénéfices.

Comment pourrait-on expliquer cela ? Déjà physiologiquement, l’augmentation des endorphines provoque une action médiatrice sur les effets psychologiques. Considérées comme des « hormones du bonheur » elles jouent un rôle important dans la régulation des émotions et de la perception de la douleur. L’augmentation de la température du corps participe également à une sensation de bien-être. De plus, l’activité physique modifie le cerveau. En effet, cette dernière provoque une accélération du rythme cardiaque et disperse davantage le sang, l’oxygène, les hormones et les neuromédiateurs dans l’ensemble de l’organisme. Cela entraîne un meilleur cablâge du cerveau et une activation du système immunitaire qui rendent le corps plus performant dans la lutte contre les tensions physiques et mentales. L’activité physique permet également de réguler l’appétit et le sommeil. Certains auteurs ont également mis en avant que sa pratique renforcerait les effets biochimiques des médicaments.

Psychologiquement, cela peut entraîner une augmentation de la sensation de maîtrise et du sentiment d’efficatité avec une amélioration de l’estime de soi et de l’humeur, ainsi qu’une diminution des symptômes dépressifs. L’activité physique peut également être une distraction face aux pensées négatives. De plus, pratiqué en groupe, cela permet de créer de nouveaux liens sociaux et de renouer avec les autres.

La dépression se définissant en parti par un manque de motivation à l’action, nous pourrions nous demander comment proposer à une personne de pratiquer une activité physique ? La capacité à se motiver dépend surtout de la satisfaction et du niveau d’autonomie que les patients retirent de l’activité sportive. Différents critères de motivations ont ainsi été développés notamment par des psychologues du sport. Identifier avec le patient ce qui le motive reste un critère majeur. De plus, la définition d’objectifs motivant à atteindre semble fournir de l’énergie aux personnes dépressives.

Cet étayage nous a ainsi permis de mettre en évidence l’action bénéfique de l’activité physique chez des sujets ayant une dépression. Les recherches actuelles sont insuffisantes pour mettre en avant un type d’activité ou une intensité de pratique, et il serait donc intéressant de s’interesser à ce point afin de pouvoir orienter au mieux des patients dépressifs.

La Thérapie Holistique

Holistique vient du grec « holos » qui signifie « entier » et thérapie vient de « therapeia » qui se traduit par « soin ». Ainsi, la Thérapie Holistique est l’art de prendre soin de l’être dans sa globalité. Cet art vise à traiter les différents niveaux d’organisation de l’être humain, soit son corps et son esprit dans une même démarche thérapeutique afin qu’il soit en bonne santé. On adopte donc une approche holistique lorsqu’on considère à quel point différents facteurs travaillent et interagissent ensemble.

La Thérapie Holistique va donc traiter deux facteurs différents qui sont d’une part les facteurs physiques englobants les facteurs génétiques, les facteurs environnementaux et l’hygiène de vie, et d’autre part, les facteurs psychologiques qui concerneront les facteurs transgénérationnels, l’histoire de vie du sujet et sa personnalité.

Intéressons-nous d’abord aux facteurs physique et plus particulièrement aux facteurs génétiques. Ceux-ci vont générer des prédispositions au niveau du terrain biologique et psychologique du sujet. On retrouvera par exemple des « familles » de diabétiques.
Concernant les facteurs environnementaux, ils portent sur la qualité de l’air, de l’eau, de la terre, des ondes, des pollutions sonores… L’ensemble de ces facteurs viendront renforcer ou aggraver le terrain biologique héréditaire. Ainsi, ce terrain n’est pas une « fatalité », mais une base de départ qui peut être grandement modifiée grâce à l’amélioration de la qualité de l’environnement et à l’hygiène de vie. Cette dernière comporte plusieurs points. Le premier est la qualité du sommeil. Celui-ci est fondamental puisqu’il est un temps de récupération indispensable au bon fonctionnement de l’organisme sur tous les plans: physique, émotionnel et mental.
Viennent ensuite la qualité et l’équilibre de l’alimentation car elle constitue le « carburant » quotidien du corps. L’expression affective et émotionnelle dans une sexualité épanouie, grand équilibrateur de la sphère psycho-affective et du système nerveux. Le sport en tant qu’évacuateur majeur des tensions physiques, émotionnelles et mentales, et enfin, la gestion du stress comportant l’utilisation de techniques anti-stress (yoga, relaxation…), l’équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle, la place accordée aux loisirs et à la détente.
L’ensemble de ces facteurs viendra fortement influencer l’état de santé du sujet.

Quant aux facteurs psychologiques, nous parlerons des facteurs transgénérationnels qui représentent les valeurs, croyances, schémas comportementaux et sociétaux transmis de génération en génération à l’intérieur de la famille. Ceux-ci sont plus ou moins compatibles avec le tempérament propre du sujet. Se pose alors un cruel dilemme: comment être soi tout en restant fidèle à ses ancêtres, sa famille ? Cette lutte intestine viendra fortement perturber le fonctionnement physiologique et psychologique du sujet, altérant ainsi facilement sa santé.
L’histoire de vie commence dés la vie intra-utérine; chaque événement, chaque perception, chaque interprétation de l’enfant va structurer une trame d’organisation psychologique qui fera le lit d’une personnalité équilibrée ou déséquilibrée. Cette trame donnera « un regard » à cet être qui influencera grandement sa santé.

La Psychologie Holistique évalue à quel point notre passé nous a influencé, comment nous vivons notre présent et comment nous faisons face au futur.

Margot Verlhac

Source:
S. Stettler & O. Stettler, La Thérapie Holistique.